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Leaving is Living - #YoTambiénMeIría
Interpelle tes député·es ici

Exil : et elles ? 

Aide-nous à rendre les femmes exilées visibles ! Notre système d’accueil pourrait devenir plus juste et plus accueillant pour elles. Pour nous aider à le construire, c’est aussi simple qu’un tweet: interpelle tes député·es.

 

Chez Ben & Jerry’s, nous sommes convaincu·es que chacun·e mérite d’être pris.e en compte. Nous devrions tous et toutes être considéré·es, surtout quand ce que nous avons à dire touche à des choses aussi fondamentales que notre sécurité, notre santé ou notre bonheur.

Mais tout le monde n’a pas cette chance : pour certaines, c’est beaucoup plus dur d’être entendues. C'est le cas des femmes exilées aujourd'hui. Elles sont rendues invisibles et luttent pour accéder à ce qui leur permettrait de construire une nouvelle vie. Nos conditions d’accueil ne prennent pas en compte leurs besoins spécifiques. Tu peux t'informer sur leurs parcours ici. 

Pourtant, cette situation pourrait changer si on prenait le temps de les voir et de les écouter. L’égalité et la solidarité sont de bonnes raisons de s’engager, non ? Si tu veux aider nos associations partenaires, c’est aussi simple qu’un tweet : demande aux parlementaires d’ouvrir un rapport d’évaluation sur le sujet. Considérer la voix des femmes pour connaître leurs besoins, c’est le point de départ de politiques d’accueil plus justes et plus humaines.

Les revendications de nos partenaires
  • Un rapport d’évaluation sur la prise en charge des femmes exilées en France. En 2018, la Loi Asile et Immigration a été votée au Parlement. Dans son exposé des motifs, le mot « femme » n’y figure jamais. Nous demandons la prise en compte du genre dans toutes les décisions sur les personnes exilées ! 

  • Des données plus précises sur les trajectoires et vulnérabilités liées au genre dans les données de l’État. En France, nous avons les moyens de savoir combien de femmes sont arrivées sur le territoire et ont demandé l’asile. Des expert·es sont mobilisé·es pour nous donner plus d’informations sur leurs parcours : écoutons-les !

  • Une prise en charge adaptée des femmes et de leurs spécificités de santé, de leurs besoins d’hébergement et de logement, mais aussi d’émancipation. A leur arrivée en France, les femmes exilées sont souvent orientées en fonction de leur nombre d’enfants, et pas de leur identité ou de leur parcours. Elles ont pourtant un itinéraire différent et elles ont connu des violences spécifiques à leur genre. A leur arrivée, nous devons reconnaître leurs besoins, leur donner le soutien adéquat et les bonnes informations.

FAQs
  • Depuis près de 40 ans, Ben & Jerry’s prête sa voix aux associations qui souhaitent amplifier les messages qui nous tiennent à cœur. 
    En ce temps de crise mondiale, nous devons prendre conscience que certains groupes sont particulièrement vulnérables. Il est plus important que jamais que nous nous engagions dans le combat pour la justice et la fraternité. Les voix des femmes exilées doivent être entendues et prises en compte. Le gouvernement et les parlementaires peuvent faire évoluer la situation en écoutant les femmes et en élaborant des politiques d’accueil justes et adaptées. 

  • Le travail de nos associations partenaires montre que les femmes exilées sont particulierement vulnérables. Du fait de leur genre, les femmes sont surexposées aux violences, notamment sexuelles, avant et pendant le parcours migratoire. A l’arrivée, il y a un fort risque d’isolement pour les femmes migrantes, du fait de leur méconnaissance des langues et des codes sociaux et culturels, qu’il leur est difficile de combler puisqu’elles ont moins accès à un emploi que les hommes. Il est donc nécessaire de repérer les vulnérabilités des femmes en exil afin de les protéger.

    Les situations de violence de genre, notamment les mutilations génitales féminines, les mariages forcés ou la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, amènent souvent, lors de leur prise en charge, à des formes d'enfermement de ses femmes dans un statut de victime, ce qui peut être une entrave à leur émancipation et à leur parcours d'intégration. 

    A leur arrivée, les femmes évitent également les lieux mixtes. Les campements ou files d’attente de distributions alimentaires sont parfois des lieux de mal-être, voire de violences pour les femmes : elles ne s’y rendent pas ou ne s’y rendent pas visibles. Leur éloignement des dispositifs renforce leur précarité et leur errance et conditionne les suites de leur exil : demande d’asile, ouverture de droits notamment à la santé, mise à l’abri…

  • L’exil est difficile pour tout le monde. Femmes, hommes, enfants, tou·te·s ont fui leurs pays pour demander refuge dans un pays étranger. Les exilé·es ont laissé beaucoup derrière elles et eux : leurs vies, leurs métiers, leurs familles. Malheureusement, l’arrivée dans un pays européen ne résout pas tout. Les politiques d’accueil en France et en Europe sont déficientes et nombre d’exilé·es se retrouvent dans des campements de fortune ainsi que dans des bidonvilles qui se forment au gré des démantèlements.  Prendre en compte les personnes exilées dans leur individualité, reconnaître leurs besoins spécifiques, c’est permettre à toutes et tous de vivre décemment.

  • Nos associations partenaires suivent de près le travail de nos responsables politiques sur cette question. La loi « pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie » a été promulguée le 10 septembre 2018. C’est la 28ème loi portant sur l’asile et l’immigration votée en France depuis 1980. La délégation aux droits des femmes indiquait en amont de ce texte « des difficultés spécifiques qui impliquent une prise en charge adaptée » dans les trajectoires migratoires des femmes. Pourtant, rien dans la loi Asile et Immigration ne mentionne les femmes, leurs trajectoires et besoins spécifiques. Aucune disposition n’y est prévue pour elles. Les professionnel·les de santé, les travailleur·euses sociaux·ales et l’ensemble de celles et ceux qui sont au contact des plus démuni·es sont en première ligne pour répondre à ces besoins, sans toujours avoir la formation nécessaire. L’impact de cette loi sur les femmes exilées doit être évalué !

  • Tu peux interpeller tes parlementaires sur Twitter pour leur demander un rapport d'évaluation et de prendre des mesures pour les femmes exilées. Si tu n’as pas Twitter, tu peux aussi écrire aux parlementaires. Tu peux suivre et partager le travail de l’ADSF - Agir pour la Santé des femmes et du Collectif Solidarité Migrants Wilson sur leur réseaux sociaux. Tu peux aussi te renseigner pour être bénévole !

informe-toi ici
Nos partenaires 

LOGO-ADSF-resize200x65.png Créée en 2001, l’ADSF - Agir pour la santé des femmes, va à la rencontre des femmes en situation de vulnérabilité et d’exclusion pour les ramener vers le système de santé. L’ADSF s’engage pour le bien-être physique, mental et social de toutes les femmes.

logo-wilson-resize150x134.pngNé entre voisins de La Plaine Saint-Denis en novembre 2016, le collectif Solidarité Migrants Wilson propose nourriture, information et lien humain aux exilé·es et personnes à la rue. Il informe et alerte sur la situation des camps du nord de Paris. Il interpelle les pouvoirs publics afin que les exilé·es soient accueilli·es de manière décente et puissent accéder au droit d'asile, droit humain fondamental.